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CHARTE MORALE
La Fédération Française des Organismes Autorisés pour l'Adoption (F.F.O.A.A.) souhaite, dans une « Charte Morale » expliciter les idées force qui animent ses membres, mettre en évidence leurs responsabilités et les moyens qu'ils doivent mettre en œuvre pour les assumer.
L'adoption est une solution offerte à un enfant définitivement privé de son milieu familial d'origine ou qui ne peut dans son propre intérêt y être maintenu pour lui permettre de trouver ou de retrouver une famille. Les O.A.A. s'assurent que l'enfant proposé à l'adoption a été déclaré adoptable dans les termes de la loi, et que notamment ses parents d'origine ou ses représentants légaux ont consenti à l'adoption en connaissance de cause, après s'être entourés des avis nécessaires et sans pression financière ou psychologique. Ils s'assurent, en cas d'adoption à l'étranger, qu'il ne peut être offert à l'enfant dans son pays d'origine une vie familiale de remplacement conforme à son intérêt. Ils s'engagent à recueillir toutes les informations utiles relatives à l'enfant, à son origine, à sa famille ou à sa santé, à les consigner pour en assurer la transmission aux parents adoptifs ou aux enfants qui le demandent dans le respect de la législation. Les
O.A.A. accompagnent la réflexion des candidats à l'adoption
et, en particulier, ils s'assurent que:
Les O.A.A. s'engagent
VIS-A-VIS DES PAYS D'ORIGINE DES ENFANTS Les O.A.A. s'assurent, avant d'organiser l'adoption à partir d'un pays, que les interlocuteurs avec lesquels ils sont en rapport respectent les clauses essentielles de la Convention de la Haye, en particulier celles relatives aux enfants. Ils choisissent des interlocuteurs fiables dans les pays auxquels ils auront décidé d'apporter leur concours à cet effet, ils privilégient les interlocuteurs institutionnels et ceux présentant de solides garanties de moralité et de compétence. Enfin, ils contrôlent les conditions de rémunération des intermédiaires étrangers, l'action des O.A.A ne doit, en aucun cas, favoriser, par des rémunérations ou soutiens financiers quelconques, des pratiques ayant pour conséquence de développer ou stimuler l'abandon des enfants. Les O.A.A .doivent avoir une connaissance particulière des pays avec lesquels ils sont en relation. En particulier, ils doivent être à même d'indiquer clairement aux familles les conditions juridiques de réalisation des adoptions. Les O.A.A veillent à sensibiliser les familles à un respect des interlocuteurs et du pays d'origine de l'enfant dans lequel elles peuvent être amenées à se rendre. Les O.A.A entretiennent avec le pays d'origine une relation durable de confiance et de respect notamment en le tenant informé de l'évolution des enfants qu'ils ont confiés en adoption et en contribuant à améliorer le processus d'adoption. Pour
faire face aux obligations que requiert un acte aussi important que l'adoption
d'un enfant, la F.F.O.A.A. préconise à ses membres de mettre
en œuvre les moyens suffisants:
Chaque O.A.A. a un mode de financement qui lui est propre. Les moyens financiers doivent être suffisants pour permettre aux O.A.A. d'exercer leurs responsabilités, avec toute la compétence nécessaire, de la sélection des familles à la fin de la période des suivis. Il pourra être demandé aux familles de prendre en charge le coût engendré par leur dossier, augmenté, si c'est l'O.A.A. qui en assure le paiement, des coûts d'entretien et de procédure d'adoption de l'enfant.
Les O.A.A. favorisent la continuité des relations avec les familles pour celles qui le désirent. Les O.A.A. demeurent disponibles pour répondre, après la fin de la période des suivis, à toute demande qui émanerait des parents ou des enfants . RELATIONS ENTRE O.A.A. Les O.A.A. s'engagent à entretenir entre eux des relations de confiance, de cordialité et de solidarité. Ils s'interdisent de se présenter comme des organismes concurrents quand ils interviennent dans un même pays. Ils considèrent que la Fédération est le lieu privilégié de leurs échanges. Texte adopté par l'Assemblée Générale du 8 Mars 1997 |